
Jean-Marie Martin
Jean-Marie Martin est né en 1922 à Concarneau et décède en 2012. Admis à l'école des Beaux-Arts de Rennes en 1942, il poursuit sa formation à Paris dès 1945.
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Sa fréquentation des ateliers d'art sacré entre 1947 et 1851 forge sa grande techniques artistique. S'établissant à Paris en 1957, il découvre avec fascination les œuvres de Goya et Vélasquez lors d'un voyage en Espagne. Inspiré par cette expérience, il peint alors des cycles majeurs se déployant sur des dizaines d'œuvres comme l'histoire de Madame Royale, personnage tyrannique et monstrueuse, qui soumet ses malheureux sujets à ses caprices. Ce cycle, partiellement présenté à La Coopérative - Musée Cérès Franco, est fondatrice de son goût basé sur l'originalité des formats utilisés, ainsi qu'un certain penchant pour des narratifs pleins d'humour et de référence historiques.
En 1983, Jean-Marie Martin quitte la capitale pour s'installer à Saint-Julien-le-Montagnier dans le Verdon. Il s'engage dans une période de création intense portant au fil du temps sur le mysticisme, avec des œuvres mêlant légendes bretonnes et éléments naturels de la vallée du Verdon. Cette période est marquée par la création des 32 sculptures monumentales de La Quête du Graal, constitué de milliers de clous de tapissiers fixé sur des âmes de bois et de plexiglass. Plus globalement l'artiste délaisse les formats classiques pour se consacrer aux tableaux-sculptures et aux assemblages, où la matière développe une résonance poétique et lyrique.
Son parcours est marqué par une collaboration étroite avec la galerie l'Œil de Bœuf, où il a bénéficié de deux expositions personnelles (1979 et 1981) et de participations régulières à des expositions collectives. En 2005, Jean-Marie Martin fait don de la Quête du Saint Graal à la collection Cérès Franco, alors installée à Lagrasse, en demandant à Cérès d'être gardienne de cette œuvre qu'il considérait comme la plus personnelle.