Stani Nitkowski
Stani Nitkowski (1949-2001) est atteint par une maladie dégénérative, qui se déclare à l’âge de 23 ans et qui le contraint à l'usage d'un fauteuil roulant. Commençant dès lors à créer de manière autodidacte, il communique avec obsession sa révolte face à l’injustice d’une situation qu’il n’a pas choisie.
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C’est à Angers, en 1974, qu’il inaugure sa première exposition. Sa trajectoire artistique est alors marquée par la rencontre de Robert Tatin et de Jean Dubuffet, qui l’encouragent à assumer pleinement son statut d'autodidacte et à cultiver la singularité de son trait.
Son œuvre, puissante et tourmentée, est le reflet d'une existence marquée par la souffrance physique et par l’urgence de peindre et l’angoisse de la mort. L'artiste exprime non seulement son combat contre la maladie, mais sa foi dans la création et la pulsion de vie dans un environnement peuplé par la mort. Au fil des années, sa peinture évolue au fil de ce combat : d’abord chatoyantes, les figures cernées d’un trait noir deviennent de plus en plus confuses et sombres, laissant progressivement l’encre envahir le papier.
La rencontre entre Stani Nitkowski et Cérès Franco en 1981, à l’occasion d'une visite au musée de Robert Tatin et de l’atelier d’Alain Lacoste, marque le début de leur collaboration professionnelle, mais aussi d’une amitié forte et d’une convergence d’idée sur le potentiel sensible de la création contemporaine. La galeriste découvre également le musée de Robert Tatin à Cossé-le-Vivien, et l’atelier d’Alain Lacoste, desquels Stani Nitkowski est proche. En 1982, la galerie L’Œil de Bœuf accueille sa première exposition personnelle, suivie de trois autres en 1987, 1989 et 1991. Après la fermeture de la galerie en 1996, Cérès Franco n'a cessé de promouvoir son œuvre, lui dédiant une salle au sein de son musée personnel à Lagrasse.
Stani Nitkowski se suicide en 2001. Son œuvre a continué de rayonner à plusieurs hommages posthumes, à commencer par celui de la galerie parisienne Idées d’artistes, dirigé par la fille de Cérès Franco, Dominique Polad-Hardouin.
