Pique-nique du désespoir, Michel Macréau

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La peinture de Michel Macréau est à l’opposé de tout ce qui se faisait à l’époque. Pourtant elle fascine par son agressivité volontaire, par son expression anti-esthétique et par son écriture enfantine travaillée en utilisant directement le tube sur la toile vierge. Il émerge de ses œuvres des visages à la fois sublime et terrifiants, des personnages écorchés, grimaçants, merveilleux. Sa peinture est riche de symboles, de gens, de figures dessinées d’un geste fiévreux obsessionnel, incontrôlé, automatique.  

Michel Macréau, Pique-nique du désespoir, 1964, Acrylique sur toile, 195 x 342, CF840

Réalisée en 1964, cette œuvre de Macréau est un triptyque (un tableau composé de trois panneaux). L’artiste utilise principalement des tons ocres, dynamisés par quelques touches de rouge, bleu, marron, noir, vert et gris. À cette époque, la technique de Macréau évolue. Contrairement à ses tableaux des années 1961-1962 où la peinture était épaisse, son style devient ici plus graphique et la peinture est plus fluide.